Pour effectuer des mesures de tension continue, tournez le sélecteur dans le secteur indiqué comme DCV, c’est-à-dire “”Tension continue”” (figure 4). Si vous avez une idée approximative de la valeur à mesurer, vous pouvez choisir la valeur immédiatement supérieure, sinon il est toujours bon de commencer par la valeur la plus élevée, puis de descendre et d’affiner la mesure.
Par exemple, si nous voulons mesurer la tension d’une batterie, que nous savons être d’environ 1,5 V, nous tournerons le sélecteur sur 2000m (ce qui signifie 2000 mV, soit 2 volts).
Ne pourrait-on pas mesurer la tension de la batterie avec le sélecteur sur 20 ou même sur 200 ? Oui, c’était possible, mais nous aurions obtenu une précision moindre ; voyons un exemple pratique :
– avec le sélecteur sur 2000, touchons les extrémités de la pile avec les pointes de mesure et lisons le voltage : supposons que nous trouvions la valeur 1481 mV (soit 1,481 V).
– si nous tournons le sélecteur sur 20, en mesurant la même pile, nous lisons 1,47 V
– Si nous tournons le sélecteur à 200, nous lisons 01,4 V pour la même pile.
Les valeurs de 2000 mV, 20V et 200V sont des “”valeurs pleine échelle””, c’est-à-dire qu’elles représentent la valeur maximale qui peut être lue avec le sélecteur dans cette position ; nous concluons alors que plus on s’éloigne de la valeur réelle que l’on a l’intention de mesurer, moins la lecture sera précise.

Si vous voulez mesurer la tension de sortie inconnue d’un bloc d’alimentation, vous devez commencer, par exemple, par la position 200 (qui correspond à 200 volts) et faire une première lecture ; si la valeur lue est inférieure à 20, supposons 16 V, nous pouvons certainement tourner le sélecteur sur 20 et lire à nouveau la valeur, ce qui permet d’obtenir une plus grande précision.

Pour tout type de mesure, les meilleurs testeurs offrent un plus grand choix de valeurs sur lesquelles basculer le sélecteur, de sorte que vous pouvez toujours sélectionner une pleine échelle aussi proche que possible de la quantité à mesurer.
Pour effectuer les mesures, il est nécessaire d’insérer les cordons de mesure dans les douilles indiquées sur la figure 5 : le câble noir doit être inséré dans celle indiquée par N, tandis que le câble rouge doit être inséré dans l’une des douilles indiquées par R ; nous précisons que la douille marquée par VΩmA doit toujours être utilisée, sauf dans un cas, que nous verrons plus loin, où la douille 10ADC est utilisée.
Supposons maintenant, dans le circuit de la figure 6, de vouloir, par exemple, déterminer la tension présente sur le collecteur du transistor. Nous connecterons ensuite notre testeur comme sur la figure 7 : nous mettrons le fil de test rouge en contact avec le collecteur du transistor, tandis que nous connecterons le fil de test noir au négatif de l’alimentation, c’est-à-dire à la terre ; en effet, nous voulons effectuer la mesure en prenant comme tension de référence le “”zéro”” de l’alimentation.
Cependant, les mesures ne doivent pas toujours être rapportées à la masse du circuit ; on peut, par exemple, vouloir mesurer la tension VCE du transistor, c’est-à-dire connaître la différence entre la tension présente sur le collecteur et celle présente sur l’émetteur. Dans ce cas, en mettant le fil de test rouge en contact avec le collecteur du transistor, nous connecterons le fil de test noir non pas à la terre, mais à l’émetteur (comme le montre la figure 8) ; c’est-à-dire que nous avons effectué une mesure de tension “”différentielle””.
Il convient de faire une observation à ce stade : lorsque nous connectons le testeur au circuit pour effectuer une mesure, nous modifions en fait, de manière plus ou moins importante, le circuit lui-même ; le testeur est en effet caractérisé par sa propre impédance d’entrée, qui est parallèle à l’élément de circuit testé.
Pensons, par exemple, à la mesure de la tension de base d’un transistor : le circuit de la figure 6, après la connexion du testeur, est modifié comme dans la figure 9 : Zt, qui représente l’impédance d’entrée du testeur, étant en parallèle avec R2, modifie sa valeur. La tension que nous lisons est donc altérée par la présence de Zt ; plus la valeur de Zt est faible, plus l’erreur causée par son insertion dans le circuit est importante.
C’est pourquoi, pour évaluer la qualité d’un testeur, il est très important que son impédance d’entrée soit aussi élevée que possible afin de ne pas influencer excessivement le circuit mesuré.